Quand investir dans l’immobilier ? Pour couvrir l’intégralité des volets de cette question, on peut diviser notre réflexion en deux parties.

D’une part, on peut se demander quel est le bon moment pour investir au niveau individuel, microéconomique. Les facteurs à prendre en compte sont alors l’âge, les revenus, la motivation…Cette réflexion est essentiellement subjective et, si elle peut aiguiller votre questionnement, ne peut se substituer à une décision individuelle – c’est vous, et seulement vous, qui devez vous sentir prêt.

Ensuite, on peut s’interroger sur la pertinence d’investir dans l’immobilier au sein du contexte macroéconomique actuel. Ici, il ne s’agit pas de faire des prédictions, mais plus simplement d’estimer si un environnement est favorable ou défavorable.

 

Investir dans l’immobilier : se sentir prêt


Le premier facteur à interroger est celui de l’âge. Beaucoup de jeunes s’abstiennent d’investir simplement parce qu’ils pensent que cela est réservé aux personnes plus âgées, ou plus aguerries.

Pourtant, d’un point de vue strictement économique, investir dans l’immobilier entre vingt et trente ans est particulièrement pertinent. En contractant un prêt à longue durée, encouragé par des prix hauts mais des taux bas, il est tout particulièrement avisé de commencer à rembourser le plus jeune possible, et du même coup constituer un placement épargne conséquent.

C’est une option d’autant plus intéressante dans le cadre d’un achat de résidence principale, avec la loi Pinel qui permet d’envisager un prêt à taux zéro lorsqu’on est primo-accédant.

De manière plus générale, le meilleur moment pour investir dans l’immobilier et le plus souvent lié à vos conditions de revenus. Une augmentation de ces derniers peut-être une bonne opportunité pour se lancer dans l’aventure du placement immobilier, d’autant plus que, habitué à vivre avec un peu moins, vous aurez d’autant plus de facilité à sacraliser cette nouvelle somme afin de créer une garantie d’avenir.

Cette augmentation des revenus mensuels peut être due à une promotion, un changement de poste ou de métier, ou à la prise d’indépendance d’un enfant. Une chose est sûr : il faut en profiter.

Une soudaine rentrée d’argent peut aussi vous encourager à investir, ce qui vous permet de faire fructifier cet argent et de compenser, voire de surpasser si vous obtenez les meilleurs rendements, la fiscalité importante donc il fera l’objet.

Perception d’un héritage, gain aux jeux, vente d’un bien, sont autant d’entrées d’argent qui peuvent constituer un apport non négligeable – ou vous permettre de réduire vos crédits bancaires en cours.

Quoi qu’il en soit, c’est à vous de savoir si vous vous sentez prêt à investir dans l’immobilier. Mieux vaut toutefois garder en tête que plus tôt vous vous déciderez, plus tôt vous aurez fini de rembourser.

 

Surveiller le contexte économique


L’immobilier est un secteur qui bouge constamment. Même si la pierre peut sembler un investissement relativement stable et sûr, il ne faut pas oublier que de nombreux facteurs – fiscaux, économiques, démographiques – peuvent influer sur les prix, même à court terme.

C’est pourquoi il est indispensable de mener des recherches assidues sur l’environnement dans lequel vous comptez acheter. Renseignez-vous sur les tendances, de manière la plus fine possible. Si on vous dit que les prix sont hauts à Paris, prenez sur vous d’y regarder de plus près, par ville, par quartier, par arrondissement, par type de bien.

Enfin, avant d’investir dans l’immobilier, soyez bien au clair sur tout ce qui relève de l’emprunt. Observez les taux, interrogez plusieurs banques, lisez des prospectives.

Et quel que soit le moment, gardez un esprit ouvert, et considérez toutes les alternatives à l’investissement locatif : financement participatif immobilier, SCPI, tourisme…


Cet article a initialement été publié sur le blog de HOMUNITY. Pour le consulter, cliquez ici