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Éducation Fi – Le risque et la gestion du risque financier

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Avant de se pencher sur la notion du risque liée au milieu financier et à ses acteurs, il est facile de constater que la gestion du risque est généralement présentée de manière négative. Et son origine latine « resecum » (ce qui coupe), vient renforcer cette volonté de réduction.

Tous les jours nous sommes confrontés à des risques de différentes natures que nous évitons, au travers la prévention, ou encore face auxquels nous nous protégeons, comme avec une assurance par exemple. Ainsi il devient nécessaire d’identifier et mesurer nos risques afin de trouver les manières de les gérer au mieux.

En investissement financier, la perte est liée aux fluctuations des cours des titres financiers, appelée Volatilité, qui évolue favorablement ou défavorablement.

 

Pour aborder la notion de risque le plus simplement possible il est utile de réfléchir en termes de vulnérabilité internes et externes. Car il ne peut y avoir de rendement sans prise de risque.

D’abord, nous procédons à une définition générale du risque et sa gestion dans l’ensemble des entreprises que ce soient des établissements financiers ou non. Puis nous allons nous pencher sur des méthodes de mesures du risque et du rendement associé. Cette seconde approche est plus axée sur la finance de marchés.

 

I/ Qu’est-ce que le risque? Définition et registre


Définition du risque

De manière générale il est assez difficile d’obtenir une définition exacte du risque.

Il peut être définit comme la probabilité ou la menace de dommage, tort, responsabilité, pertes ou autre événement négatif causé par des vulnérabilités internes ou externes, susceptible d’être évitées par une action préventive. Cette survenance pouvant avoir des conséquentes importantes, ainsi il est indispensable de distinguer le caractère aléatoire et imprévisible du risque de ses conséquences finales.

Il existe plusieurs typologies de risques que peuvent rencontrer les établissements financiers. Cette pluralité permet de définir la gestion du risque comme l’impact de l’incertitude sur les objectifs.

 

Registre de risques

Il s’agit d’un document clé consignant les risques, définissant qui les assume et les moyens d’atténuation. Il y a 5 étapes.

L’identification recense toutes les parties exposées au risque. Souvent une liste est établie classant les risques selon leur importance.

L’évaluation détermine la gravité, l’impact potentiel ainsi que l’étendue des préjudices du risque. L’analyse statistique est donc essentielle dans cette collecte de données.

La gestion du risque permet d’en déterminer une solution afin de limiter les effets du risque voire les supprimer. Il est recensé les coûts de mise en place de ces solutions.

La surveillance permet de définir la mise en place des solutions créés dans les plus brefs délais. Le suivi régulier est indispensable dans la prévention du risque.

Enfin le rapport garantit la fiabilité ou non de chaque étape afin de créer des solutions à moyen et long terme, de les adapter en fonction des évolutions économiques et réglementaires.

 

II/ La mesure du risque et du rendement :


Le Risque :

Pendant longtemps la mesure du risque en finance de marché était prise selon la volatilité présente sur les marchés (valorisation au prix de marché) pour les portefeuilles d’actifs.

Cette approche nous mène à la théorie moderne du portefeuille de Harry Markowitz qui dans les années 1950 définit un processus de sélection des titres afin de créer le portefeuille le plus efficient possible. Ce qui signifiait une rentabilité maximum pour un niveau de risque minimum. Son concept de diversification ne se portait pas sur la sélection individuelle des titres du portefeuille, mais au contraire les choisir en fonction de la corrélation de leurs variations avec les autres actifs du portefeuille.

 

  1. La Valeur en Risque :

Très largement utilisé pour la mesure du risque mais qui a depuis la crise financière mauvaise réputation, la Valeur en risque (Value-at-Risk ou VaR), permet de déterminer la perte potentielle pour un horizon donné (100- ?)%. Il s’agit d’une mesure statistique devant être interprétée comme une perte minimale selon un niveau de confiance fixé.

  • La vision globale du risque de marché d’un portefeuille se fait en fonction de :La période de détention (T) sur laquelle la variation de valeur est mesurée ;
  • Le seuil de confiance (α) du chiffre VaR correspondant à la probabilité de ne pas dépasser cette mesure du risque.

Ainsi pour calculer la VaR il faut comprendre les causes de la volatilité du portefeuille puis générer la distribution des changements dans sa valeur.

Il existe 3 méthodes ;

  • L’approche Variance-Covariance : Il faut partir du principe que les rendements sur les actions obéissent à une distribution normale. Une approche simple et rapide avec des hypothèses sur la distribution, mais il est utilisé une courbe en cloche au lieu de données réelles.
  • La Simulation historique : Permet de générer une distribution des résultats du portefeuille sur les fluctuations historiques de celui-ci.
  • La Simulation de Monte-Carlo : En prenant un modèle de rendements futurs avec des multiples simulations sur la base de ce modèle. Il s’agit de la méthode la plus puissante et la plus générale. Son modèle de risque repose sur l’hypothèse de distribution des facteurs de risque.

 

De manière générale, il est avantageux d’utiliser une méthode VaR car il s’agit d’une mesure commune, cohérente et intégrée du risque pouvant s’appliquer à tous les facteurs de risques, instruments ou titres. Il est possible d’y fixer des limites opérationnelles de prise de risque.

Cependant il n’est pas possible de déterminer jusqu’où peuvent aller les pertes notamment lorsque les marchés fluctuent avec une amplitude supérieure à celle décrite dans la VaR. De plus les échantillons des données sont peu représentatifs car tirées d’une période volatile.

 

2. Le Bêta :

L’indice bêta est un indicateur de risque présent dans un titre ou un portefeuille par rapport au risque général du marché (son marché de référence). Il utilisé dans le modèle d’évaluation CAPM qui va calculer le rendement.

La formule de cette méthode historique est la suivante :

Lorsque l’indice est supérieur à 1, cela indique un titre volatile, donc plus risqué.

A l’inverse, un indice inférieur à 1 représente un titre moins volatile.

Lors du calcul de l’indice bêta il est important de faire attention à la définition de la période de base, (une fluctuation mensuelle est recommandée) et le nombre de périodes (60 périodes recommandé). Car ces deux éléments peuvent fausser l’exploitation tirée.

 

Le Rendement :

« Si c’est trop beau pour être vrai méfiez-vous »

Inévitablement le risque est lié à la rentabilité et le but des établissements financiers n’est pas de prendre le moins de risque possible mais obtenir une rentabilité maximum selon un risque définit.

La rentabilité est définie comme l’effet combiné des revenus et des plus ou moins-values (différence entre le prix de vente et le prix d’achat)

« Plus un risque est élevé plus y a du rendement. »

Le calcul de mesure du risque va permettre de définir les fonds nécessaires pour assurer chaque opération financière.

Afin d’établir un lien avec le calcul du risque (Bêta) avec le rendement nous allons nous pencher sur le Modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) OU Capital Asset Priceing Model (CAPM) qui est le modèle d’évaluation le plus utilisé malgré une pertinence discutée.

Le modèle CAPM a été créé dans les années 60 par Sharpe, Lintner et Mossin, et il est basé sur la théorie de Markowitz (vu plus haut).

Cet outil exprime la relation le risque et la rentabilité espérée d’un actif financier.

 

Par la formule suivante, il est possible d’évaluer le taux de rendement moyen recherché :

L’identification des risques est indispensable pour les évaluer et les mesurer. Ainsi il en découle une analyse de la probabilité, de l’impact, du risque inhérent (avant les contrôles) et du risque résiduel (après les contrôle). Cependant toutes ces identifications et mesures des risques ne sont pas des données exactes car le risque repose sur un aléa. Comme le risque à des effets négatifs, on essaie de le limiter.

 

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