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Éducation FI – Comment choisir son placement financier selon son profil investisseur ? – Partie I

Dans quoi investir ? Où placer son épargne ? Quels placements offrent les meilleurs rendements ? Quel est le placement immobilier avec le meilleur ratio rendement/risques ? Ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent lorsque l’on se penche sur les solutions d’investissements possibles.

Malheureusement il n’y a pas de réponse universelle et à chaque profil d’investisseur ou à chaque objectif correspond une solution adéquate. En effet vous ne choisirez pas les mêmes types de placements si vous cherchez du court terme, de même si vous avez 1 000€ ou 100 000€ à investir vous n’opterez pas pour les mêmes produits financiers. Les objectifs d’investissements sont également une variable importante dans l’équation qui façonnera votre choix car selon que vous cherchiez des avantages fiscaux, un fort rendement, un risque faible… votre placement sera différent.

Une chose est sûre, il serait dommage de laisser dormir ses économies alors que de nombreuses solutions existent pour faire fructifier votre épargne. Sans en faire une liste exhaustive ou la sacro-sainte liste des placements à privilégier, voici quelques idées pour faire travailler votre épargne à votre rythme. Cette première partie sera consacrée aux placements financiers et monétaires en particulier.





 

Les placements financiers à envisager en fonction des risques associés


Que vous ayez 1 000€, 10 000€ ou encore 100 000€ à investir, vous évaluerez la pertinence d’un placement selon un équilibre rendements/risques. On distingue généralement trois types de profil investisseurs : le prudent (caractérisé par une forte aversion du risque et qui cherche des risques faibles), l’équilibré (il peut envisager une perte partielle pour des rendements plus importants) et le dynamique (aversion du risque faible). Du risque faible au risque élevé, voici quelques suggestions pour des placements financiers.

 

Les livrets, la solution avec les risques les plus faibles

Pour les investisseurs néophytes, il est recommandé de commencer par les solutions d’épargne via les livrets bancaires ou similaires. Certes les taux de rendement ne sont pas très élevés, voire faibles (0,75% pour le livret A, à peine 1% pour le PEL…), mais le risque est quasi inexistant et les intérêts sont souvent exonérés d’impôts (c’est le cas du livret A et du PEL jusqu’à sa douzième année). Régulièrement, certaines banques en ligne proposent des livrets à taux boostés (allant jusqu’à 3%) qui peuvent être intéressants mais les durées sont généralement très courtes. L’inconvénient de ces livrets est qu’ils sont souvent plafonnés. Ils offrent donc moins d’intérêts aux investisseurs qui ont une capacité d’épargne beaucoup plus importante. Ceux-là sont d’ailleurs le plus souvent des investisseurs dits équilibrés ou dynamiques et opteront pour des placements financiers plus risqués mais beaucoup plus rentables.

Le meilleur compromis pour un risque faible et un taux plus intéressant, reste, encore aujourd’hui, le contrat d’assurance-vie. Malgré une tendance à la baisse en termes de rendements (entre 2,5% et 3% selon les organismes), ce type de fonds en euros reste le placement financier préféré des français. Il permet des investissements plus importants. Attention cependant car le contrat d’assurance-vie s’envisage sur le long terme (minimum de huit ans pour atteindre l’assouplissement fiscal). Avec l’arrivée de la flat tax programmée par le président Emmanuel Macron pour 2018, cette solution risque de perdre de son attractivité en termes de fiscalité.

 

Le Plan d’Epargne en Actions (PEA) : un premier pas calculé vers l’univers boursier

L’univers de la Bourse, associé dans l’imaginaire collectif au personnage du trader, à Wall Street et aux montants des transactions réalisées chaque heure, attire par les possibilités de gains élevés. Cependant, les risques dus aux fluctuations constantes refroidissent beaucoup les investisseurs novices qui ne souhaitent pas prendre trop de risques dans leurs choix de placement. Le PEA représente une très bonne option pour commencer ses premiers investissements en bourse. A la différence d’un investissement dans des actions en direct, la gestion est assurée par un organisme tiers et non par l’investisseur, de même pour le choix des actions elles-mêmes. Il n’est donc pas nécessaire d’être un expert de la finance boursière pour cette option. L’intérêt du PEA est que l’on peut débuter avec une enveloppe de 1 000€ pour un premier positionnement. Le plafonnement étant fixé à 150 000€ par contribuable, cela laisse une certaine marge de manœuvre. La fiscalité du PEA reste relativement légère puisqu’après 5 années de détention, les gains (sous forme de plus-values ou dividendes) sont exonérés de l’impôt sur le revenu.

Attention le PEA peut également être utilisé comme un compte titre dans lequel un investisseur dépose des fonds pour ensuite investir et bénéficier à terme de réductions sur les plus-values, sans aucune gestion par un tiers.

 

L’investir via des OPCVM ou actions en direct

Investir en actions peut être une solution très rentable pour faire fructifier votre épargne. Afin que l’investissement soit intéressant, il est souvent recommandé d’avoir recours à la bourse avec une enveloppe autour des 10 000€. Cela suppose la possession d’un certain montant d’actifs financiers. Mais au-delà des liquidités disponibles, encore faut-il savoir s’y prendre et mesurer les risques associés (souvent plus importants et donc en proportion avec les rendements possibles). Différentes options sont possibles pour l’investisseur qui envisage ce type de placement financier. Il peut opérer en « actions en direct » et se constituer un portefeuille boursier en insistant sur une diversification dans ses choix. Sachez cependant que l’investissement en actions en direct représente beaucoup de temps et peut se révéler couteux surtout pour les petits portefeuilles. Plus qu’une simple connaissance, la maîtrise du domaine boursier est impérativement requise.

Une solution plus judicieuse et plus adaptée à des profils investisseurs plus prudents est la gestion collective de fonds par l’intermédiaire d’un OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières). Ce dernier peut prendre la forme d’une SICAV, d’un FCP… selon le support d’investissement, le profil dynamique ou encore le secteur. Les SICAV ou fonds FCP, par exemple, permettent une très forte diversification. Même avec une première enveloppe à 1 000€, vous avez déjà la possibilité d’investir sur une centaine d’entreprises et la gestion ne vous incombe pas. En effet, l’avantage est que vous accédez à l’expertise de professionnels qui s’assureront de diversifier les risques. Il est toutefois recommandé de choisir les fonds les mieux classés.

Dernièrement, les fonds indiciels cotés se sont beaucoup développés, on parle de trackers car ils fonctionnent sur un principe de reproduction. Ils reproduisent la performance des grands indices boursiers et sont donc cotés toute la journée (à la différence des SICAV et FCP). Ces fonds présentent plusieurs avantages. Tout d’abord, les frais de transactions sont moins élevés que les actions en direct et vous n’assurez pas la gestion. De plus, certains trackers sont éligibles au PEA ou à l’Assurance-vie. Par contre les performances sont aléatoires et dépendent de l’évolution du marché, du moment où l’on investit et de l’indice. Pas si simple donc…

Sur le long terme, c’est généralement les actions qui représentent les meilleurs rendements. Mais le risque associé est également très élevé dû à l’importance des fluctuations des marchés boursiers. Si vous n’avez pas un profil d’investisseur équilibré ou dynamique, évitez de consacrer plus de 20% de vos actifs financiers aux actions. Heureusement d’autres solutions alternatives existent pour ceux qui ne souhaiteraient pas investir sur les marchés monétaires (rendements trop faibles) ou les marchés en actions comme la Bourse. Investir dans l’immobilier représente toujours un très bon moyen de placer son épargne et les possibilités sont très nombreuses et adaptées aux profils de chacun. Nous l’évoquerons très prochainement dans une seconde partie dédiée aux différents types de placements immobiliers.


Cet article a initialement été publié sur le blog de HOMUNITY. Pour le consulter, cliquez ici

 

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