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Développement – Ce que je fais pour obtenir le meilleur de mes collaborateurs

Sans prétendre avoir trouvé de formule magique, au fil du temps, j’ai glané quelques astuces pour obtenir le meilleur de mes collaborateurs.

J’avais envie de les partager. Ainsi, je pourrai peut-être en apprendre d’autres. On dit que pour recevoir, il faut donner. 🙂

Je crois que je partage comme beaucoup le désir d’améliorer l’efficacité et la productivité de mes équipes. Si le progrès des nouvelles technologies peuvent nous émerveiller, je parie sur l’humain.





 

Pour commencer, je ne me fie pas aux diplômes, je regarde


On nous enseigne (ou plutôt on nous bourre la tête !) depuis le berceau que le diplôme est le Saint Graal. Je n’ai pas passé de diplôme pour le poste que j’occupe aujourd’hui. J’ai commencé comme employé et j’ai gravi les échelons en apprenant sur le tas.

Un bout de papier certifie peut-être que la personne a suivi une formation. Mais il ne vous dit pas comment cette personne va s’en sortir à ce poste dans cette entreprise donnée, avec ces co-équipiers.

Je me fie uniquement à mon observation pour estimer la valeur et les compétences de quelqu’un. Je sais à qui j’ai affaire en regardant comment le collaborateur se comporte sur le terrain. Je peux voir ses atouts, ses richesses, et aussi ses faiblesses.

Je n’écoute pas non plus les rumeurs. Je ne me fie pas plus aux louanges ou aux critiques émises par d’autres personnes. Je vérifie toujours les informations qu’on me donne. Par le passé, je me suis fait rouler. Mais j’ai confiance dans mon observation.

 

Nommer quelqu’un à un poste est un acte de foi


Cela étant dit, je fonctionne avec deux règles immuables.

1/ L’immense majorité des collaborateurs sont des personnes de bonnes volontés. Ils peuvent rencontrer des difficultés, être bloqués, être contrariés… Mais au fond, ils veulent faire le travail. Qu’ils soient grincheux, lents, rebelles ou que sais-je, je m’efforce de garder en tête qu’ils VEULENT contribuer. Je cultive cette approche au sein de l’entreprise. Cela évite qu’un collaborateur s’emporte trop souvent contre un autre.

2/ Lorsque quelqu’un est nommé à un poste, j’accomplie un acte de foi. S’il est nommé par exemple « directeur marketing », alors il est investi immédiatement de l’autorité et de la responsabilité de ce poste, quand bien même il est à l’essai. Il pourra à loisir créer son poste comme il l’entend.

 

Je suis un jardinier 👨‍🌾


Mon observation et mon acte de foi sont les points de départ. A partir de là, je vois mon entreprise comme un jardin. Il y a des collaborateurs aguerris, des arbres solides, des piliers, et il y a aussi des jeunes pousses qu’il va falloir faire grandir.

Un climat productif passe par une vraie réflexion sur l’expérience employée. Et cela va bien au-delà de gadgets du type « mettre un babyfoot à côté de la machine à café ».

Pour moi, le cœur de l’expérience employée réside dans la création d’un environnement favorable à l’épanouissement des talents.

J’ai donné quelques conseils de jardiniers dans l’article « 7 conseils pour faciliter son management », mais je vais rappeler quelques basiques :

  • Encourager les bonnes initiatives d’un collaborateur, plutôt que sanctionner les faux pas
  • Récompenser les efforts, et éviter les considérations du type « c’est normal, il est payé pour ça ! »
  • Ne pas s’appesantir sur les erreurs d’une personne, et garder à l’esprit ses points forts
  • En tant que cadre, développer sa patience et son écoute
  • Lancer des défis à ses équipes, plutôt que de leur mettre la pression

C’est un travail à plein temps pour les cadres et les RH, de faire éclore les aptitudes d’un collaborateur. Mais le jeu en vaut la chandelle. Au début, on a un lopin avec de la terre retournée. Avec de l’habileté et du soin, on finit par avoir un jardin qui donne des fruits et des légumes en abondance.

 

Toujours apprendre


L’époque ne nous laisse pas vraiment le choix. Le progrès va si vite. La technologie se renouvelle constamment.

En même temps,le digital learning offre beaucoup d’opportunités pour se former rapidement.

Je crois beaucoup à la formation continue. On ne devrait jamais cesser d’apprendre. Je n’ai jamais l’idée que j’en sais suffisamment  sur un sujet pour m’arrêter de l’étudier.

Pour mes collaborateurs, cela veut dire perfectionner son savoir-faire et combler ses lacunes. La formation est la clé de la compétence. C’est l’engrais qui nourrit les jeunes pousses.





 

Toujours communiquer


Pour un climat de travail harmonieux, la communication doit être fluide, dans les deux sens, aussi bien en « top down » qu’en « bottom up » (je viens de m’apercevoir que je n’avais pas utilisé suffisamment d’anglicismes jusqu’ici 😉).

Récemment, nous avons dû faire des ajustements pour améliorer la viabilité de nos produits. Certains de nos illustrateurs, dans un souci de qualité, passaient un peu plus de temps que prévu pour finaliser une vidéo, retardant la production des vidéos suivantes.

Le président et moi-même, nous avons expliqué aux illustrateurs de ne pas faire « plus » que ce qui avait été vendu par le département commercial, pour ne pas pénaliser les autres clients. Lors de cet échange, les illustrateurs ont de leur côté fait  remarquer que certaines d’animations prenait plus de temps. Dans ce cas, c’était au département commercial de s’adapter et de modifier la grille tarifaire.

Dans mes communications, je m’efforce de soigner mon message.

J’aime la précision et je fais en sorte d’être directe.

J’évite au maximum de recourir au jargon.

 

Quand le ciel s’effondre, je vais prendre l’air


Parce que malgré tout, il y a des moments où le bol est déjà plein et il continue de pleuvoir. Plutôt que de passer ses nerfs sur un collaborateur, il est temps de prendre de la hauteur. Quel que soit le moment de la journée où ça arrive, je sors faire une promenade.

Je fais un tour dans le quartier et je regarde les choses autour de moi. J’observe les objets et les gens qui croisent ma route. Cela me permet d’extraire ma tête du brouhaha des pensées et des émotions. Je ne rentre que lorsque le calme est revenu.

J’encourage mes collaborateurs à faire de même. Maintenir une atmosphère de travail sereine et bienveillante beaucoup d’efforts. Mais là encore, cela vaut vraiment le coup. L’entreprise devient un petit havre de paix.

 

En conclusion, des chiffres et de la philosophie


Bien sûr, chaque semaine, je regarde en détails mes KPI, les fameux indicateurs de performances clés ! C’est eux qui livrent la vérité nue et crue de la production accomplie. S’ils sont bons, on fait une petite fête !

S’ils ne sont pas bons, je souffle un grand coup et je me remonte les manches. Je trouve en moi la patience et le courage pour repartir.


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Cet article a initialement été publié sur le blog de videotelling. Pour le consulter, cliquez ici

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